Auteur/autrice : upavd

  • Eau Vive n°757

    (du 03 au 31 mai 2026)

    La fête de Saint Joseph Travailleur

    Le 1er mai, l’Église catholique célèbre Saint Joseph Travailleur, également appelé Saint Joseph Artisan ou Saint Joseph Ouvrier. Cette fête est distincte de celle du 19 mars, où l’on honore Saint Joseph en tant que époux de la Vierge Marie et patron de l’Église universelle.

    En ce 1er mai, la fête  invite les chrétiens à prier pour : Les travailleurs et les chômeurs, La justice sociale et économique, La sanctification du monde du travail.

    Cette célébration liturgique a été instituée par le pape Pie XII le 1er mai 1955, par la lettre apostolique Multum diu. Le choix de cette date n’est pas anodin : elle coïncide exactement avec la Journée internationale des travailleurs (le « 1er mai » laïque), fête née à la fin du XIXe siècle en mémoire des luttes ouvrières, est devenue un symbole important dans les mouvements socialistes et communistes.

    Pie XII a voulu offrir aux travailleurs un patron chrétien et une vision évangélique du travail, face à l’influence grandissante des idéologies matérialistes qui voyaient le travail uniquement comme une lutte de classes. En plaçant Saint Joseph sous ce patronage le même jour, l’Église a cherché à christianiser cette fête populaire et à rappeler la dignité du travail humain quand il est accompli avec honnêteté, humilité et dans l’amour.

    Dans les Évangiles, Saint Joseph est décrit comme un Tekton (terme grec signifiant artisan, charpentier ou ouvrier du bois et de la construction). À Nazareth, il exerce un métier manuel pour subvenir aux besoins de la Sainte Famille : Marie et l’enfant Jésus. Il transmet même son savoir-faire à Jésus, qui est appelé « le fils du charpentier » (Mt 13,55). Saint Joseph incarne donc : Le travail humble et quotidien, La providence familiale par le labeur, La dignité de toute personne qui travaille, Une spiritualité du travail offert à Dieu. L’Église le présente comme modèle et protecteur des travailleurs, des artisans, des pères de famille et de tous ceux qui gagnent leur pain à la sueur de leur front.

    Le pape François a souvent insisté sur cette figure, notamment dans son encyclique Patris Corde (2020) et ses catéchèses. Il rappelle que « le travail est une vocation de l’homme », un moyen de réalisation personnelle, de service aux autres et de participation à l’œuvre créatrice de Dieu. Saint Joseph nous enseigne que la force réside dans la discrétion, que la grandeur naît du service et que la foi s’exprime dans les actes.  Dans un monde en quête de repères, sa figure demeure un phare, un guide silencieux mais puissant sur le chemin du devoir et de la fidélité. Il prie aussi pour que « personne ne soit sans travail » et pour des conditions de travail justes et dignes.

    Une belle prière composée par Pie XII dit notamment : « Ô Joseph, modèle des travailleurs, obtiens-nous la grâce de travailler dans la justice et la charité, pour que notre labeur contribue à la construction du Royaume de Dieu. »

    Bonne fête de Saint Joseph Travailleur à tous ceux qui travaillent, cherchent du travail ou soutiennent les travailleurs !

    Père Kurian THEKKEL

  • En marche vers Pâques 2026

    Jeudi Saint, 02 avril,

    19h30, en l’église St André de Meyrargues

    Vendredi Saint, 03 avril

    15h00 chemins de croix à Peyrolles, Le Puy, et Meyrargues

    17h00 chemin de croix à Jouques

    Récit de la Passion du Christ, 19h30, à St Canadet

    Vigile Pascale, samedi 04 avril

    21h00, en l’église St Pierre de Jouques

    Saint Jour de Pâques, samedi 04 avril

    9h30, en l’église Notre-Dame de l’Assomption du Puy Sainte-Réparade

    11h en l’église Saint-Pierre de Peyrolles

    Lundi de Pâques, 06 avril,

    10h30 en l’église Saint-André de Meyrargues

  • Planning du mois d’avril 2026

    Pas de messe en semaine du 08/04 au 08/05 2026

    DATESPAROISSESHEURESCELEBRATIONS
    Mercredi
    01
    Saint Estève18h30Messe
    Jeudi Saint
    02
    Meyrargues19H30Messe du Jeudi Saint
    Vendredi Saint
    03
    Saint Canadet19H30Lecture de La Passion du Jésus Christ
    Samedi Saint
    04
    Jouques21h00Veillée Pascal
    Dimanche de Pâques
    05
    Le Puy  

    Peyrolles
    9h30  

    11h
    Messe de Pâques  
    Messe de Pâques
    Lundi de Pâques 06Meyrargues10h30Messe
    Samedi 11Meyrargues18h30Messe
    Dimanche 12Le Puy
    Peyrolles
    9h30
    11h00
    Messe
    Messe
    Samedi 18Peyrolles18h30Messe
    Dimanche 19Meyrargues Jouques09h30
    11h00
    Messe
    Messe
    Samedi 25Jouques18h30Messe
    Dimanche 26Le Puy
    Peyrolles
    09h30
    11h00
    Messe
    Messe 

  • Eau Vive n°756

    Vous cherchez Jésus le Crucifié, il n’est pas ici !

    « Soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Mt 28, 5-6)

    Ces paroles de l’ange aux femmes qui viennent de bon matin au tombeau, s’adressent aussi à nous aujourd’hui.

    Dans un monde où les nouvelles semblent chaque jour plus sombres — guerres qui s’enlisent, violences qui se banalisent, tentations de maîtriser la mort plutôt que de l’accompagner — la fête de Pâques pourrait paraître décalée, presque naïve. Et pourtant, dans notre monde où le christ est crucifié à chaque instant en ses enfants souffrants, c’est précisément dans ce contexte que le mystère pascal retrouve toute sa force.

    Le cœur du mystère pascal n’est pas d’ignorer la souffrance. Jésus ne contourne pas la violence du monde : il la porte. Il descend au plus profond de la condition humaine, jusqu’à ce cri bouleversant : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15,34). Il ne fuit pas la mort : il l’affronte. La résurrection n’efface pas la croix, elle la transfigure. Elle dit que la mort n’a pas le dernier mot, que la logique de destruction n’est pas la loi ultime de l’univers.

    Dans un climat où l’on parle « d’aide à mourir » comme d’une solution ; où la jeunesse exprime parfois sa détresse par des actes de violence, Pâques rappelle que la vie humaine n’est jamais réductible à son utilité, à sa performance ou à son confort. Non, la vie est un don, fragile et infiniment précieux, que Dieu relève même lorsqu’elle semble brisée. Le mystère pascal se tient au cœur de la foi chrétienne : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » (1 Co 15,14).

    Comme l’écrit Benoît XVI, la résurrection est « l’irruption d’une dimension nouvelle de l’être humain », une transformation qui ouvre tout notre être à un avenir que la mort ne peut plus verrouiller. Cette transformation c’est le cœur de notre foi et cela nous met en mouvement.

    Cessons de chercher Jésus le crucifié, Il est ressuscité et nous devons le donner à voir au monde dans lequel nous vivons. Pour nous qui sommes croyants, la résurrection de Jésus-Christ nous envoie en mission comme le Ressuscité envoie ses disciples : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 10) C’est-à-dire à la croisée des chemins. Oui, « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). Là où vous vivez, soyez des artisans de paix, en toute circonstance soyez des ambassadeurs de la réconciliation, et soyez les avocats pour défendre la dignité de toute vie autant qu’il sera nécessaire, ainsi c’est par votre vie que la résurrection du Christ sera visible.

    Joyeuses Pâques ! Philippe – diacre permanent.

  • Eau Vive n°755

    Du 1er au 29 mars 2026

    « Le prochain : le lieu où Dieu nous attend »

    Au cours du Carême, l’Église nous propose toujours trois chemins : la prière, le jeûne et l’aumône. Jésus lui-même en parle dans l’Évangile : « Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (Mt 6,3). Ce conseil montre que l’aumône n’est pas un geste extérieur destiné à être remarqué, mais un acte intérieur qui transforme le cœur. Le Carême n’est donc pas seulement un temps pour corriger nos défauts personnels ; il est un temps pour apprendre à aimer davantage. Nous vivons souvent entourés de monde mais intérieurement isolés. Pris par nos occupations, nos écrans…nous passons à côté des personnes sans vraiment les rencontrer. Le Carême vient alors réveiller notre regard et nous apprendre à voir autrement ceux qui nous entourent.

    Dans la Bible, l’aumône ne se limite pas à une question d’argent. Elle est d’abord un acte de miséricorde. Le livre de Tobie affirme : « L’aumône délivre de la mort et elle purifie de tout péché » (Tb 12,9). Cette parole peut surprendre, mais elle signifie que le partage combat ce qui ferme le cœur humain : l’indifférence et l’égoïsme. Donner, ce n’est pas simplement offrir quelque chose que l’on possède ; c’est reconnaître la dignité de celui que l’on rencontre. Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que « les œuvres de miséricorde sont des actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses besoins corporels et spirituels » (CEC §2447). Ainsi, écouter, consoler, encourager ou pardonner font pleinement partie de l’aumône chrétienne.

    L’Évangile va encore plus loin, car Jésus s’identifie lui-même à ceux qui ont besoin des autres. Dans la scène du jugement dernier, il déclare : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger… Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,35-40). Cette parole change notre manière de voir le prochain. La personne fragile ou isolée n’est plus seulement quelqu’un à aider, mais un lieu de rencontre avec Dieu. Aimer concrètement devient déjà prier. Les premiers chrétiens l’avaient bien compris : on ne peut pas honorer le Christ dans l’Eucharistie sans reconnaître le Christ présent dans celui qui souffre. Le Carême nous apprend ainsi que la foi passe toujours par une relation vécue.

    Nous pensons spontanément que l’aumône profite surtout à celui qui reçoit. Pourtant elle transforme d’abord celui qui donne. Saint Paul affirme : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). En sortant de nous-mêmes, nous découvrons une liberté nouvelle. Peu à peu, nos inquiétudes diminuent et une paix intérieure apparaît. Le cœur humain n’est pas fait pour vivre refermé sur lui-même, mais pour la communion. Le pape François rappelait souvent que la charité chrétienne n’est pas seulement une solidarité sociale ; elle est une rencontre personnelle, un regard posé sur quelqu’un, une présence offerte gratuitement. L’aumône ouvre alors un espace où Dieu peut agir en nous.

    Le Carême ne demande pas des actions extraordinaires mais des gestes vrais et accessibles à tous. Chacun peut poser un acte concret : prendre du temps pour une personne seule, renouer un dialogue abîmé, poser un pardon, rendre un service sans attendre de retour ou partager selon ses possibilités. Le prophète Isaïe résume admirablement le jeûne qui plaît à Dieu : « Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri… alors ta lumière jaillira comme l’aurore » (Is 58,7-8). Ce passage montre que la foi ne reste pas intérieure ; elle devient lumière pour les autres. Même un geste très simple peut devenir un signe de Dieu pour quelqu’un.

    Enfin, l’aumône nous prépare à comprendre le mystère de Pâques. Jésus ne sauve pas le monde par des discours mais par le don total de sa vie. En donnant un peu de nous-mêmes, nous entrons déjà dans ce mouvement d’amour. Nous découvrons alors que la foi ne consiste pas seulement à parler à Dieu, mais à Lui permettre d’aimer les autres à travers nous. Le Carême devient ainsi un chemin de transformation réelle : notre regard change, notre cœur s’ouvre et nos relations se pacifient. Peu à peu, nous ne voyons plus seulement des inconnus autour de nous, mais des frères. Que ce mois de mars nous conduise vers cette joie intérieure et nous prépare à accueillir pleinement la lumière de Pâques.

    Bon chemin de Carême à tous. Père Jean-Claude AYIVI BIDI, vicaire

  • EV n° 754

    Carême : un temps de transformation spirituelle

    Le Carême 2026 commence le mercredi 18 février (Mercredi des Cendres) et se termine le 2 avril (jeudi saint), juste avant Pâques le 5 avril 2026.

    Dans la tradition chrétienne, le Carême occupe une place centrale dans l’année liturgique. Cette période de 40 jours (sans compter les dimanches) qui s’étend du Mercredi des Cendres à la veille du Jeudi Saint n’est pas simplement une tradition ancestrale ou une série de privations. Elle constitue un chemin spirituel profond, une invitation pressante à la conversion, à la purification du cœur et à une préparation joyeuse à la fête de Pâques, célébration de la Résurrection du Christ.

    Pourquoi précisément 40 jours ? Le chiffre 40 traverse toute la Bible comme un symbole fort de préparation, d’épreuve, de purification et de passage vers une vie nouvelle. Le déluge dura 40 jours et 40 nuits : un temps de jugement mais aussi de renouvellement de l’alliance avec Noé. Le peuple d’Israël erra 40 ans dans le désert après la sortie d’Égypte avant d’entrer en Terre promise.

    Si le Carême est vécu individuellement, il est aussi profondément ecclésial. Depuis le IVᵉ siècle, l’Église propose ce temps fort à toute la communauté pour s’encourager mutuellement dans le « combat spirituel ». Les catéchumènes qui se préparent au baptême à Pâques vivent particulièrement intensément ces 40 jours : leur chemin devient le chemin de toute l’Église. Observer le Carême, c’est refuser de rester immobile spirituellement. C’est accepter d’être remué, interrogé, purifié. C’est reconnaître ses faiblesses, ses addictions, ses indifférences, et les remettre entre les mains miséricordieuses de Dieu.

    Vers la joie de Pâques, le Carême n’est pas une fin en soi. Il trouve son sens dans la Résurrection. Les efforts, les chutes, les reprises, les petites victoires accumulées pendant ces 40 jours préparent le cœur à accueillir pleinement la victoire du Christ sur le péché et la mort. Comme le peuple hébreu sortant du désert pour entrer en Terre promise, comme Jésus sortant victorieux des tentations pour annoncer la Bonne Nouvelle, le chrétien qui vit vraiment le Carême, sort transformer : plus libre, plus proche avec Dieu par la prière, plus proche des autres par le partage², plus habité par l’espérance.

    « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15). Ces paroles prononcées avec les cendres sur le front le Mercredi des Cendres résonnent comme une invitation pressante : ces 40 jours ne sont pas une perte de temps, mais le temps le plus précieux de l’année pour laisser Dieu refaire en nous son image. En 2026, plusieurs diocèses et le CCFD-Terre Solidaire en France mettent l’accent sur la souveraineté alimentaire et la lutte contre la faim, avec le slogan « Face à la faim, unissons nos pouvoirs ». C’est une campagne de solidarité internationale qui invite à la prière, au partage et à l’action concrète

    Bon et saint Carême à chacun ! Père Kurian THEKKEL

  • Célébration œcuménique 2026

    Célébration œcuménique 2026

    Dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

    Rendez-vous Jeudi 22 janvier 2026

    19h30

    à l’église de Peyrolles-en-Provence