Auteur/autrice : upavd

  • EV N°758

    Une faim que rien ne peut combler… sauf Dieu

    Dans un monde marqué par l’agitation, les inquiétudes et parfois une profonde solitude intérieure, beaucoup cherchent une nourriture capable d’apaiser véritablement le cœur humain. Nous remplissons souvent nos vies de nombreuses choses : travail, loisirs, écrans, préoccupations matérielles… mais malgré cela, une faim plus profonde demeure. Cette faim est spirituelle. Elle est une soif de paix, de sens, d’amour et de Dieu. C’est précisément à cette faim que le Christ vient répondre dans le mystère de l’Eucharistie. L’Eucharistie occupe une place centrale dans la foi catholique. Le Concile Vatican II affirme qu’elle est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (Lumen Gentium, n°11). Cela signifie que toute la vie de l’Église trouve sa force dans l’Eucharistie et conduit vers elle.

    Déjà dans l’Ancien Testament, Dieu préparait son peuple à ce grand don. Dans le désert, alors que les Hébreux souffrent de la faim, Dieu leur donne la manne pour les nourrir (Exode 16). Cette nourriture mystérieuse annonce une nourriture bien plus grande : Jésus lui-même. Dans l’Évangile selon saint Jean, après la multiplication des pains, Jésus déclare : « Je suis le pain vivant descendu du ciel ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement » (Jn 6,51). Ces paroles surprennent et choquent même certains disciples. Pourtant Jésus insiste : « Ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6,55). L’Église a toujours compris ces paroles dans leur sens profond et réel. Lors de la dernière Cène, Jésus prend le pain et le vin et dit : « Ceci est mon corps livré pour vous… Ceci est mon sang versé pour vous» (Lc 22,19-20). Le Christ ne dit pas : « ceci symbolise mon corps », mais bien : « ceci est mon corps ». Ainsi, à chaque messe, par la prière de l’Église et l’action de l’Esprit Saint, le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang du Christ. Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne cette vérité de foi en parlant de la « présence réelle » du Christ dans l’Eucharistie.

    La messe n’est donc pas simplement un souvenir du dernier repas de Jésus. Elle rend présent aujourd’hui le sacrifice du Christ sur la Croix. Jésus continue de se donner pour le salut du monde. Chaque Eucharistie est une rencontre vivante avec le Seigneur ressuscité. Mais l’Eucharistie n’est pas seulement un mystère à comprendre ; elle est une nourriture pour notre vie quotidienne. Nous venons à la messe avec nos fatigues, nos blessures, nos péchés, nos découragements. Et le Christ vient nous fortifier. Comme le prophète Élie épuisé dans le désert reçoit le pain qui lui permet de continuer sa route (1 Rois 19,1-8), nous recevons dans l’Eucharistie la force de poursuivre notre chemin de foi. L’Eucharistie transforme aussi notre manière de vivre avec les autres. Nous ne pouvons pas recevoir le Corps du Christ sans apprendre à aimer davantage nos frères et sœurs. Communier au Christ nous appelle à devenir artisans de paix, de pardon et de charité. Jean-Paul II écrivait « L’Église vit de l’Eucharistie. » En effet, sans l’Eucharistie, la vie chrétienne s’affaiblit peu à peu. Là où l’Eucharistie est vécue avec foi, les communautés grandissent dans l’unité, la prière et l’espérance.

    Aujourd’hui encore, Jésus continue de nous attendre dans chaque messe, dans chaque tabernacle, dans chaque moment d’adoration silencieuse. Il connaît nos pauvretés et nos combats. Il ne demande pas des chrétiens parfaits, mais des cœurs ouverts à sa grâce. Redécouvrons donc ce trésor immense que le Christ a confié à son Église. Prenons le temps de revenir à la messe avec un cœur renouvelé. Dans l’Eucharistie, nous accueillons Jésus lui-même, venu nourrir son peuple, le relever et lui ouvrir le chemin du salut.

    Père Jean-Claude AYIVI BIDI, vicaire

  • Lundi de Pentecôte, 25 mai 2026 : Pèlerinage à Sainte Consorce de Jouques

    Lundi de Pentecôte, 25 mai 2026 : Pèlerinage à Sainte Consorce de Jouques

    Rendez-vous dès 9 h 30 au parking

    Pour accéder au Parking :  suivre la D 11 en direction de Vauvenargues,

      à 10 km à droite : parking de Gerle (forêt domaniale de Concors)

        9 h 45 : Départ vers la chapelle

                   Tous ceux qui le désirent sont invités à monter à pieds….   (1 h de marche)

                            Possibilité de monter en voiture. Jusqu’à la chapelle.

        11 h :   Célébration de l’Eucharistie

        Vers midi : Repas Partagé sorti du sac…

    Pour ceux qui  auraient besoin d’être véhiculés, appeler le secrétariat des paroisses au 0.42.57.80.40 (lundi, mardi, jeudi, vendredi 8h30/12h00) ou par mail : upavd@wanadoo.f

  • Eau Vive n°757

    (du 03 au 31 mai 2026)

    La fête de Saint Joseph Travailleur

    Le 1er mai, l’Église catholique célèbre Saint Joseph Travailleur, également appelé Saint Joseph Artisan ou Saint Joseph Ouvrier. Cette fête est distincte de celle du 19 mars, où l’on honore Saint Joseph en tant que époux de la Vierge Marie et patron de l’Église universelle.

    En ce 1er mai, la fête  invite les chrétiens à prier pour : Les travailleurs et les chômeurs, La justice sociale et économique, La sanctification du monde du travail.

    Cette célébration liturgique a été instituée par le pape Pie XII le 1er mai 1955, par la lettre apostolique Multum diu. Le choix de cette date n’est pas anodin : elle coïncide exactement avec la Journée internationale des travailleurs (le « 1er mai » laïque), fête née à la fin du XIXe siècle en mémoire des luttes ouvrières, est devenue un symbole important dans les mouvements socialistes et communistes.

    Pie XII a voulu offrir aux travailleurs un patron chrétien et une vision évangélique du travail, face à l’influence grandissante des idéologies matérialistes qui voyaient le travail uniquement comme une lutte de classes. En plaçant Saint Joseph sous ce patronage le même jour, l’Église a cherché à christianiser cette fête populaire et à rappeler la dignité du travail humain quand il est accompli avec honnêteté, humilité et dans l’amour.

    Dans les Évangiles, Saint Joseph est décrit comme un Tekton (terme grec signifiant artisan, charpentier ou ouvrier du bois et de la construction). À Nazareth, il exerce un métier manuel pour subvenir aux besoins de la Sainte Famille : Marie et l’enfant Jésus. Il transmet même son savoir-faire à Jésus, qui est appelé « le fils du charpentier » (Mt 13,55). Saint Joseph incarne donc : Le travail humble et quotidien, La providence familiale par le labeur, La dignité de toute personne qui travaille, Une spiritualité du travail offert à Dieu. L’Église le présente comme modèle et protecteur des travailleurs, des artisans, des pères de famille et de tous ceux qui gagnent leur pain à la sueur de leur front.

    Le pape François a souvent insisté sur cette figure, notamment dans son encyclique Patris Corde (2020) et ses catéchèses. Il rappelle que « le travail est une vocation de l’homme », un moyen de réalisation personnelle, de service aux autres et de participation à l’œuvre créatrice de Dieu. Saint Joseph nous enseigne que la force réside dans la discrétion, que la grandeur naît du service et que la foi s’exprime dans les actes.  Dans un monde en quête de repères, sa figure demeure un phare, un guide silencieux mais puissant sur le chemin du devoir et de la fidélité. Il prie aussi pour que « personne ne soit sans travail » et pour des conditions de travail justes et dignes.

    Une belle prière composée par Pie XII dit notamment : « Ô Joseph, modèle des travailleurs, obtiens-nous la grâce de travailler dans la justice et la charité, pour que notre labeur contribue à la construction du Royaume de Dieu. »

    Bonne fête de Saint Joseph Travailleur à tous ceux qui travaillent, cherchent du travail ou soutiennent les travailleurs !

    Père Kurian THEKKEL

  • En marche vers Pâques 2026

    Jeudi Saint, 02 avril,

    19h30, en l’église St André de Meyrargues

    Vendredi Saint, 03 avril

    15h00 chemins de croix à Peyrolles, Le Puy, et Meyrargues

    17h00 chemin de croix à Jouques

    Récit de la Passion du Christ, 19h30, à St Canadet

    Vigile Pascale, samedi 04 avril

    21h00, en l’église St Pierre de Jouques

    Saint Jour de Pâques, samedi 04 avril

    9h30, en l’église Notre-Dame de l’Assomption du Puy Sainte-Réparade

    11h en l’église Saint-Pierre de Peyrolles

    Lundi de Pâques, 06 avril,

    10h30 en l’église Saint-André de Meyrargues

  • Planning du mois d’avril 2026

    Pas de messe en semaine du 08/04 au 08/05 2026

    DATESPAROISSESHEURESCELEBRATIONS
    Mercredi
    01
    Saint Estève18h30Messe
    Jeudi Saint
    02
    Meyrargues19H30Messe du Jeudi Saint
    Vendredi Saint
    03
    Saint Canadet19H30Lecture de La Passion du Jésus Christ
    Samedi Saint
    04
    Jouques21h00Veillée Pascal
    Dimanche de Pâques
    05
    Le Puy  

    Peyrolles
    9h30  

    11h
    Messe de Pâques  
    Messe de Pâques
    Lundi de Pâques 06Meyrargues10h30Messe
    Samedi 11Meyrargues18h30Messe
    Dimanche 12Le Puy
    Peyrolles
    9h30
    11h00
    Messe
    Messe
    Samedi 18Peyrolles18h30Messe
    Dimanche 19Meyrargues Jouques09h30
    11h00
    Messe
    Messe
    Samedi 25Jouques18h30Messe
    Dimanche 26Le Puy
    Peyrolles
    09h30
    11h00
    Messe
    Messe 

  • Eau Vive n°756

    Vous cherchez Jésus le Crucifié, il n’est pas ici !

    « Soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Mt 28, 5-6)

    Ces paroles de l’ange aux femmes qui viennent de bon matin au tombeau, s’adressent aussi à nous aujourd’hui.

    Dans un monde où les nouvelles semblent chaque jour plus sombres — guerres qui s’enlisent, violences qui se banalisent, tentations de maîtriser la mort plutôt que de l’accompagner — la fête de Pâques pourrait paraître décalée, presque naïve. Et pourtant, dans notre monde où le christ est crucifié à chaque instant en ses enfants souffrants, c’est précisément dans ce contexte que le mystère pascal retrouve toute sa force.

    Le cœur du mystère pascal n’est pas d’ignorer la souffrance. Jésus ne contourne pas la violence du monde : il la porte. Il descend au plus profond de la condition humaine, jusqu’à ce cri bouleversant : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15,34). Il ne fuit pas la mort : il l’affronte. La résurrection n’efface pas la croix, elle la transfigure. Elle dit que la mort n’a pas le dernier mot, que la logique de destruction n’est pas la loi ultime de l’univers.

    Dans un climat où l’on parle « d’aide à mourir » comme d’une solution ; où la jeunesse exprime parfois sa détresse par des actes de violence, Pâques rappelle que la vie humaine n’est jamais réductible à son utilité, à sa performance ou à son confort. Non, la vie est un don, fragile et infiniment précieux, que Dieu relève même lorsqu’elle semble brisée. Le mystère pascal se tient au cœur de la foi chrétienne : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » (1 Co 15,14).

    Comme l’écrit Benoît XVI, la résurrection est « l’irruption d’une dimension nouvelle de l’être humain », une transformation qui ouvre tout notre être à un avenir que la mort ne peut plus verrouiller. Cette transformation c’est le cœur de notre foi et cela nous met en mouvement.

    Cessons de chercher Jésus le crucifié, Il est ressuscité et nous devons le donner à voir au monde dans lequel nous vivons. Pour nous qui sommes croyants, la résurrection de Jésus-Christ nous envoie en mission comme le Ressuscité envoie ses disciples : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 10) C’est-à-dire à la croisée des chemins. Oui, « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). Là où vous vivez, soyez des artisans de paix, en toute circonstance soyez des ambassadeurs de la réconciliation, et soyez les avocats pour défendre la dignité de toute vie autant qu’il sera nécessaire, ainsi c’est par votre vie que la résurrection du Christ sera visible.

    Joyeuses Pâques ! Philippe – diacre permanent.