Auteur/autrice : upavd

  • Eau Vive n°755

    Du 1er au 29 mars 2026

    « Le prochain : le lieu où Dieu nous attend »

    Au cours du Carême, l’Église nous propose toujours trois chemins : la prière, le jeûne et l’aumône. Jésus lui-même en parle dans l’Évangile : « Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (Mt 6,3). Ce conseil montre que l’aumône n’est pas un geste extérieur destiné à être remarqué, mais un acte intérieur qui transforme le cœur. Le Carême n’est donc pas seulement un temps pour corriger nos défauts personnels ; il est un temps pour apprendre à aimer davantage. Nous vivons souvent entourés de monde mais intérieurement isolés. Pris par nos occupations, nos écrans…nous passons à côté des personnes sans vraiment les rencontrer. Le Carême vient alors réveiller notre regard et nous apprendre à voir autrement ceux qui nous entourent.

    Dans la Bible, l’aumône ne se limite pas à une question d’argent. Elle est d’abord un acte de miséricorde. Le livre de Tobie affirme : « L’aumône délivre de la mort et elle purifie de tout péché » (Tb 12,9). Cette parole peut surprendre, mais elle signifie que le partage combat ce qui ferme le cœur humain : l’indifférence et l’égoïsme. Donner, ce n’est pas simplement offrir quelque chose que l’on possède ; c’est reconnaître la dignité de celui que l’on rencontre. Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que « les œuvres de miséricorde sont des actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses besoins corporels et spirituels » (CEC §2447). Ainsi, écouter, consoler, encourager ou pardonner font pleinement partie de l’aumône chrétienne.

    L’Évangile va encore plus loin, car Jésus s’identifie lui-même à ceux qui ont besoin des autres. Dans la scène du jugement dernier, il déclare : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger… Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,35-40). Cette parole change notre manière de voir le prochain. La personne fragile ou isolée n’est plus seulement quelqu’un à aider, mais un lieu de rencontre avec Dieu. Aimer concrètement devient déjà prier. Les premiers chrétiens l’avaient bien compris : on ne peut pas honorer le Christ dans l’Eucharistie sans reconnaître le Christ présent dans celui qui souffre. Le Carême nous apprend ainsi que la foi passe toujours par une relation vécue.

    Nous pensons spontanément que l’aumône profite surtout à celui qui reçoit. Pourtant elle transforme d’abord celui qui donne. Saint Paul affirme : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). En sortant de nous-mêmes, nous découvrons une liberté nouvelle. Peu à peu, nos inquiétudes diminuent et une paix intérieure apparaît. Le cœur humain n’est pas fait pour vivre refermé sur lui-même, mais pour la communion. Le pape François rappelait souvent que la charité chrétienne n’est pas seulement une solidarité sociale ; elle est une rencontre personnelle, un regard posé sur quelqu’un, une présence offerte gratuitement. L’aumône ouvre alors un espace où Dieu peut agir en nous.

    Le Carême ne demande pas des actions extraordinaires mais des gestes vrais et accessibles à tous. Chacun peut poser un acte concret : prendre du temps pour une personne seule, renouer un dialogue abîmé, poser un pardon, rendre un service sans attendre de retour ou partager selon ses possibilités. Le prophète Isaïe résume admirablement le jeûne qui plaît à Dieu : « Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri… alors ta lumière jaillira comme l’aurore » (Is 58,7-8). Ce passage montre que la foi ne reste pas intérieure ; elle devient lumière pour les autres. Même un geste très simple peut devenir un signe de Dieu pour quelqu’un.

    Enfin, l’aumône nous prépare à comprendre le mystère de Pâques. Jésus ne sauve pas le monde par des discours mais par le don total de sa vie. En donnant un peu de nous-mêmes, nous entrons déjà dans ce mouvement d’amour. Nous découvrons alors que la foi ne consiste pas seulement à parler à Dieu, mais à Lui permettre d’aimer les autres à travers nous. Le Carême devient ainsi un chemin de transformation réelle : notre regard change, notre cœur s’ouvre et nos relations se pacifient. Peu à peu, nous ne voyons plus seulement des inconnus autour de nous, mais des frères. Que ce mois de mars nous conduise vers cette joie intérieure et nous prépare à accueillir pleinement la lumière de Pâques.

    Bon chemin de Carême à tous. Père Jean-Claude AYIVI BIDI, vicaire

  • EV n° 754

    Carême : un temps de transformation spirituelle

    Le Carême 2026 commence le mercredi 18 février (Mercredi des Cendres) et se termine le 2 avril (jeudi saint), juste avant Pâques le 5 avril 2026.

    Dans la tradition chrétienne, le Carême occupe une place centrale dans l’année liturgique. Cette période de 40 jours (sans compter les dimanches) qui s’étend du Mercredi des Cendres à la veille du Jeudi Saint n’est pas simplement une tradition ancestrale ou une série de privations. Elle constitue un chemin spirituel profond, une invitation pressante à la conversion, à la purification du cœur et à une préparation joyeuse à la fête de Pâques, célébration de la Résurrection du Christ.

    Pourquoi précisément 40 jours ? Le chiffre 40 traverse toute la Bible comme un symbole fort de préparation, d’épreuve, de purification et de passage vers une vie nouvelle. Le déluge dura 40 jours et 40 nuits : un temps de jugement mais aussi de renouvellement de l’alliance avec Noé. Le peuple d’Israël erra 40 ans dans le désert après la sortie d’Égypte avant d’entrer en Terre promise.

    Si le Carême est vécu individuellement, il est aussi profondément ecclésial. Depuis le IVᵉ siècle, l’Église propose ce temps fort à toute la communauté pour s’encourager mutuellement dans le « combat spirituel ». Les catéchumènes qui se préparent au baptême à Pâques vivent particulièrement intensément ces 40 jours : leur chemin devient le chemin de toute l’Église. Observer le Carême, c’est refuser de rester immobile spirituellement. C’est accepter d’être remué, interrogé, purifié. C’est reconnaître ses faiblesses, ses addictions, ses indifférences, et les remettre entre les mains miséricordieuses de Dieu.

    Vers la joie de Pâques, le Carême n’est pas une fin en soi. Il trouve son sens dans la Résurrection. Les efforts, les chutes, les reprises, les petites victoires accumulées pendant ces 40 jours préparent le cœur à accueillir pleinement la victoire du Christ sur le péché et la mort. Comme le peuple hébreu sortant du désert pour entrer en Terre promise, comme Jésus sortant victorieux des tentations pour annoncer la Bonne Nouvelle, le chrétien qui vit vraiment le Carême, sort transformer : plus libre, plus proche avec Dieu par la prière, plus proche des autres par le partage², plus habité par l’espérance.

    « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15). Ces paroles prononcées avec les cendres sur le front le Mercredi des Cendres résonnent comme une invitation pressante : ces 40 jours ne sont pas une perte de temps, mais le temps le plus précieux de l’année pour laisser Dieu refaire en nous son image. En 2026, plusieurs diocèses et le CCFD-Terre Solidaire en France mettent l’accent sur la souveraineté alimentaire et la lutte contre la faim, avec le slogan « Face à la faim, unissons nos pouvoirs ». C’est une campagne de solidarité internationale qui invite à la prière, au partage et à l’action concrète

    Bon et saint Carême à chacun ! Père Kurian THEKKEL

  • Célébration œcuménique 2026

    Célébration œcuménique 2026

    Dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

    Rendez-vous Jeudi 22 janvier 2026

    19h30

    à l’église de Peyrolles-en-Provence

  • EPIPHANIE DU SEIGNEUR

    SAMEDI 3 JANVIER ET DIMANCHE 4 JANVIER 2026

    Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

    • Samedi 3 janvier : – 18h00, messe au Puy Ste Réparade
    • 18h00, messeà Peyrolles
    • Dimanche 4 janvier :

    – 9h30, messe à Meyrargues – 11h00, messe à Jouques

  • EAU VIVE N°753

    Du dimanche 04 janvier au dimanche 25 janvier 2026

    Le premier dimanche de l’année 2026 nous fêtons l’épiphanie du Seigneur dans nos églises, et dans nos maisons aussi, en positionnant les 3 rois mages dans la crèche, sans oublier de partager la galette traditionnelle ! Ce moment convivial que nous vivons chaque année dans nos familles, dans nos paroisses ou dans nos associations ne doit pas nous dispenser de rappeler la signification de cette fête.

    Le terme « épiphanie » (du grec *epiphaneia*) veut dire « manifestation ». Il désigne les moments où Dieu se manifeste de manière particulière aux hommes.  Ainsi, Matthieu dans son évangile (Mt 2, 1-12) nous relate la visite de mages, venus de très loin en Orient, guidés par une étoile, pour adorer l’Enfant Jésus car ils reconnaissent en lui le Roi des juifs et lui offrent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Bien que ce soit dans l’humilité la plus totale, il s’agit bien ici de manifester que l’enfant-Jésus est annoncé comme Roi, non seulement des juifs, mais aussi du monde païen (représenté par les mages). Ainsi, au seuil de la crèche, l’universalité du salut que le Christ veut apporter à toutes les nations nous

    est manifestée.

    Mais, voyons un peu plus loin : nous allons découvrir que la liturgie du mois de janvier nous emmène d’épiphanies en épiphanies…

    Lorsque Jésus est baptisé par Jean-Baptiste dans le Jourdain, l’Esprit Saint descend sur lui sous la forme d’une colombe, et une voix céleste proclame :  » Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie » (Mt 3, 13-17). C’est l’évangile du deuxième dimanche de ce mois où nous est manifestée la nature divine de Jésus.

    Cet évènement, est tellement important, qu’il est repris dans l’évangile de Jean (Jn 1, 29-34) le troisième dimanche de janvier et se termine par ces mots : « Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu »

    Encore une « épiphanie » !

    Au seuil de cette nouvelle année, nous pouvons nous émerveiller de ce Dieu qui n’a de cesse de vouloir se révéler aux hommes, et il y aura d’autres pages de la bible « épiphaniques » comme le récit de la transfiguration du Jésus, la pentecôte… pour nous le prouver encore. Mais, plus encore, soyons attentifs à ce que nous vivons au quotidien, et nous découvrirons au gré de telle ou telle rencontre, tel ou tel évènement, des manifestations de la Providence qui viennent nous réconforter ou nous guider.

    Oui, Dieu est bien présent au cœur de nos vies ! Alors, je vous souhaite une belle année 2026 riche en « épiphanies » !

    Philippe VINCENT – diacre

  • OFFICES DE NOËL 2025

    dans les églises de l’unité pastorale Aix Val de Durance

    Mercredi 24 décembre Veillée de Noël

    18h00, à l’église St Pierre de  Jouques

    18h00 à l’église Notre-Dame de l’Assomption du Puy Ste Réparade

    21h00, à l’église St Pierre et St Paul de  St Paul-Les-Durance

    Jeudi 25 décembre Nativité du Seigneur

     9h30 à l’église St André de Meyrargues 

     11h00 à l’église St Pierre de Peyrolles

  • Vendredi 19 décembre 2025 Célébration pénitentielle à Meyrargues

    19h30 à l’église Saint-André de Meyrargues

    Célébration pénitentielle et confession individuelle

  • PLANNING DES MESSES DU MOIS DE DECEMBRE 2025

    L’AVENT, un temps pour préparer son cœur à Noël et à la naissance de Jésus

    Durant 4 semaines retrouvons-nous, ensemble, aux célébrations de notre unité pastorale

    2ème Dimanche de l’Avent

    Samedi 6 décembre : 18 h00, Messes anticipées au Puy Ste-Réparade et Peyrolles

    Dimanche 7 décembre : 9h30 Meyrargues et 11h00 à Jouques

    Lundi 8 décembre à Meyrargues :
    Fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie
    19h00, départ de la procession de la chapelle Mère de Dieu (Située en face du château de Meyrargues)
    19h30, messe à l’église Saint André de Meyrargues

    3ème Dimanche de l’Avent

    Samedi 13 décembre, 18h00 Messes anticipées à Meyrargues et Jouques

    Dimanche 14 décembre : 9h30 au Puy Ste-Réparade, et 11h00 à Peyrolles

    4ème dimanche de l’Avent

    Samedi 20 décembre, 18h00 Messes anticipées au Puy Ste-Réparade et Peyrolles

    Dimanche 21 décembre,9h30 Meyrargues  et 11h00 à Jouques

    Mercredi 24 décembre Veillée de Noël
    18h00, à Jouques
    18h00 au Puy Ste Réparade
    21h00, à St Paul-Les-Durance

    Jeudi 25 décembre Nativité du Seigneur            
    9h30 à Meyrargues ; 11h00 à Peyrolles

    La Sainte Famille

    Samedi 27 Décembre :  18h00 Messes anticipées, à Jouques et à Meyrargues

    Dimanche 28 Décembre : 9h30, au Puy Ste Réparade, et 11h00, à Peyrolles

    Mercredi 31 décembre 2025, à Meyrargues

    23h00, Veillée de prière suivie, à 00h00 de la messe de Marie Mère de Dieu pour commencer le nouvel an (1er janvier 2026)