Catégorie : eau vive

  • Eau vive 748

    Reposer notre cœur en Dieu

    Alors que l’été approche à grands pas et que les vacances se profilent à l’horizon, je souhaite prendre un moment pour réfléchir avec vous sur cette période tant attendue.

    Les vacances sont souvent synonyme de repos, de découverte et de ressourcement. Après ces mois de travail et d’engagement, il est bon de pouvoir souffler, de se décharger du poids de nos obligations et de reposer notre cœur en Dieu. Ce temps de pause est précieux. Il nous permet de nous asseoir un instant pour réfléchir à notre vie personnelle, professionnelle et spirituelle. C’est l’occasion de regarder les personnes qui nous entourent avec des yeux neufs, de cultiver le silence et d’écouter ce que Dieu veut nous dire à travers la beauté de la création.
    Que vous partiez loin ou que vous restiez près de chez vous, je vous invite à faire de ces vacances un temps privilégié pour nourrir votre foi. Prenez le temps de lire la Parole de Dieu, de prier, de contempler la nature qui nous parle tant de la grandeur du Créateur. Le Christ lui-même se retirait souvent pour prier et se reposer. Suivons son exemple. Soyons attentifs à nos frères et sœurs, manifestons-leur notre charité et notre présence fraternelle d’accueil. L’accueil et l’amour seront toujours le noyau de la vie chrétienne, envers tous. Jésus, tout au long de son ministère, s’est voulu de manière concrète le témoin de l’accueil de Dieu pour chacun. Tout au long de la période d’été, nous aurons l’occasion d’accueillir ou d’être accueillis en famille. Nous rencontrerons des personnes différentes venues d’ailleurs.

    En écoutant la Parole de Dieu, nous comprenons qu’accueillir l’autre c’est écouter ses confidences, partager ses joies et ses peines. Ce qui est important ce n’est pas la quantité et le luxe mais les qualités de l’accueil. Nous chrétiens, nous avons appris qu’à travers ces personnes que nous rencontrons, c’est Dieu qui est là, c’est lui que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir. N’oublions pas : c’est à nos qualités d’amour et d’accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.


    Dans une de ses lettres, Saint Paul nous parle du jour le plus important de notre vie, celui où nous avons été accueillis dans la grande famille des chrétiens. Nous l’avons compris, c’est du baptême dont il s’agit. Actuellement, nous avons un peu de mal à nous en rendre compte. Mais il faut savoir que dans l’Église primitive, les nouveaux baptisés venaient d’un monde sans Dieu. Pour eux, la vie n’avait aucun sens. Mais Dieu les a rejoints et les a accueillis. Le baptême était pour eux une nouvelle naissance ; c’était une rupture radicale avec l’existence qu’ils avaient connue jusque-là. Désormais nous choisissons d’accueillir le Christ et de le mettre au cœur de notre vie. Si nous nous sentons réellement frères et sœurs, nous pourrons commencer à comprendre comment faire le bon accueil et à dialoguer avec respect.


    Que la Vierge Marie vous accompagne sur vos routes et qu’elle rende vos vacances sereines et joyeuses. Que ce temps de repos vous permette de revenir ressourcés et remplis d’espérance pour la rentrée pastorale.Je vous assure de ma prière et vous souhaite à toutes et à tous de bonnes et saintes vacances !

    Père Kurian, curé

  • EV 747

    Une, Sainte, Catholique et Apostolique

    Alors que nous venons tout juste d’accueillir avec émotion et confiance, un nouveau Pape, je ne peux pas résister à la tentation de vous parler de l’Eglise.

    Notre Sainte Eglise catholique, en laquelle nous croyons et qu’il nous faut aimer comme Jésus, car elle est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Grâce à quoi ?…… à l’Esprit Saint !

    Cet Esprit Saint qui est un cadeau de Dieu qui nous est envoyé au nom de Jésus et qui est à l’œuvre dans l’Eglise d’aujourd’hui, comme il l’était déjà à son commencement. Nous pouvons nous en émerveiller dans les récits des actes des apôtres qui nous sont proposés cette année en lecture cursive depuis Pâques. On observe comment « le défenseur » est à l’œuvre dans la première communauté au moment de ce que l’on peut appeler le premier concile de Jérusalem.

    De quoi s’agit-il ? Nous sommes environ vers l’an 50, soit 16 à 20 ans après la Pentecôte, nous sommes à Antioche de Syrie, c’est-à-dire aujourd’hui Antakya en Turquie, donc loin au nord de Jérusalem et cette communauté a été fondée par des juifs de langue grecque, qui sont devenus chrétiens et qui ont émigré à cause de la persécution qui a suivi le martyre de saint Etienne. (Actes 11.)  Arrivant à Antioche, que font-ils ? Ils annoncent l’Evangile, et bon nombre de païens se convertissent. D’ailleurs, c’est à Antioche que, pour la première fois, le nom de chrétiens fut donné avec dédain et pour se moquer des disciples de Jésus-le-Christ.

    Mais un problème se pose, pour avoir le Salut ne faut-il pas que ces païens nouveaux baptisés passent par le judaïsme et en observe toutes les lois et la circoncision ? Certains fondamentalistes pensent que oui, tandis que Paul et Barnabé soutiennent que c’est uniquement le baptême qui sauve. La question est épineuse ! Et les esprits s’échauffent un peu (Acte 15, 1) et malgré les 700 km de distance, ils n’hésitent pas à en référer à l’Eglise qui est à Jérusalem. (Actes 11. 22) Pour les juifs devenus disciples du Christ, ce n’est pas facile d’admettre que les païens puissent participer à la même promesse qu’Israël, à la même Alliance universelle, sans passer par ce rite qui était le rite d’agrégation par excellence depuis Abraham !

    Mais déjà, on peut s’émerveiller de voir que l’Eglise est « Une », elle fait bloc, et si une difficulté survient, la communauté d’Antioche ne fait pas cavalier seul, et ne se juge pas “auto-suffisante”, elle se tourne vers celle de Jérusalem pour en débattre parce que c’est là que les apôtres de Jésus y résident encore. Ainsi, si chaque communauté est bien « l’Eglise » c’est parce qu’elle vit sa propre grâce en référence au ministère des apôtres. C’est d’eux qu’elle détient le mandat. L’Eglise est Apostolique ! Et c’est toujours le cas à ce jour, avec les successeurs des apôtres que sont nos évêques. Dans sa vision de la Jérusalem céleste, Jean dira : »la muraille de la ville reposait sur douze fondations portant le nom des douze apôtres. » (Ap 21, 22)

    C’est à cette condition, que l’Eglise peut dire avec cette humilité magnifique et confondante : ”L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé.” (Ac 15, 28) Mais il faut cette double condition : Personne ne peut se dire l’interprète de l’Esprit-Saint s’il n’a pas la garantie apostolique. C’est ce qui nous permet de dire, aujourd’hui encore, que l’Eglise est Sainte et Apostolique.

    Ainsi, dans la prière, la sagesse de l’Esprit Saint va les amener à discerner que les rites ne peuvent limiter le Salut de Dieu à un seul peuple, fût-il le Peuple choisi. Non, l’Alliance voulue par le Seigneur concerne tous les hommes. Dieu veut une Eglise universelle, Katolikôs en grec : une Eglise Catholique, qui est basée sur l’amour et l’Alliance conclue au temps de Noé, mais qui veut que le salut soit accessible à tous les hommes. C’est une grande richesse de notre Eglise, qu’elle soit, dans son ADN, soucieuse de l’humanité entière : cela se traduit dans notre liturgie eucharistique, ou dans la grande prière universelle du vendredi saint (où l’on prie pour les membres des autres religions, les non croyants…) et la prière du jubilé « … que nous puissions faire fructifier les semences de l’Evangile, qui feront grandir l’humanité et la création tout entière »

    Ainsi, depuis l’origine nous voyons comme le Seigneur nous a bâti une Eglise Sainte parce qu’inspirée par l’Esprit-Saint ; Une, c’est à dire unifiée et centré sur le Christ qui en est la pierre angulaire, Catholique c’est-à-dire universelle, car le Seigneur veut le Salut de tous les hommes ; Apostolique parce qu’elle est appuyée sur la foi des apôtres ! Quelle merveille que notre Eglise, frères et sœurs ! Soyons en fiers, aimons là car elle nous donne la vie.

    Philippe VINCENT-diacre

  • Eau Vive 744

    La Résurrection de Jésus :

    Un Symbole Puissant d’Espoir et de Renouveau

    Le Dimanche 20 avril, nous  célébrons  un événement qui change non seulement notre histoire, mais aussi le cours de nos vies : la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Pâques n’est pas simplement un jour de fête ; c’est un moment où nous renouvelons notre foi, un moment où nous embrassons l’espoir et le renouveau qui découlent de la victoire du Christ sur la mort.

    Nous allons  fêter  la résurrection du Christ, le Christ qui est « passé » de la mort à la Vie. Un passage qui fait renaître à une vie nouvelle. Célébrer la résurrection du Christ, c’est passer avec lui de la mort à la vie, c’est passer du pays de la servitude à la libération et au salut. Pâques, c’est cela : le Passage. Le Christ nous ouvre le passage. La résurrection est le cœur de notre foi chrétienne. Elle nous rappelle que, par le sacrifice de Jésus, nous sont offerts non seulement la rédemption, mais aussi la promesse d’une nouvelle vie. Comme il est écrit dans l’Évangile selon St Jean : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » Ces paroles résonnent en nous comme un appel à la vie, à l’espoir, et à la transformation.

    Dans notre monde, nous sommes souvent confrontés à des épreuves et des défis qui peuvent nous sembler insurmontables. La douleur, la souffrance, la perte et l’incertitude sont des réalités de notre existence.

    Cependant, la résurrection nous enseigne que même dans les moments les plus sombres, il y a toujours une lumière qui brille. Christ nous montre que la mort n’est pas la fin, mais un passage vers quelque chose de plus grand. La résurrection est un symbole puissant de renouveau. Elle nous invite à laisser derrière nous nos vieux fardeaux, nos peurs et nos doutes. C’est une occasion de ressurgir comme de nouvelles créatures, renouvelées dans l’amour et la grâce de Dieu. Nous sommes appelés à sortir des tombeaux de nos désespoirs et à entrer dans la joie de la vie nouvelle que Christ nous offre.

    La célébration de Pâques invite à réfléchir sur la transformation, le pardon et la possibilité de recommencer, ce qui peut être une source d’inspiration et d’espoir pour beaucoup, même au-delà de la foi chrétienne.

    En célébrant Pâques, nous sommes aussi appelés à être des témoins de cette résurrection. Nous devons porter le message d’espoir à ceux qui nous entourent. Dans un monde qui a besoin de guérison, de réconciliation et de paix, chacun de nous est invité à incarner l’amour du Christ. Nous sommes appelés à être des instruments de sa paix, à apporter lumière et espoir à ceux qui sont dans l’obscurité. Réfléchissons à la manière dont nous pouvons accueillir cette promesse de renouveau dans nos vies. C’est une période de réflexion, de gratitude et de célébration qui résonne profondément avec les valeurs de vie, d’amour et d’espoir en l’avenir. Demandons-nous : Quelles sont les choses que nous devons abandonner pour faire place à ce que Dieu veut faire de nouveau en nous ? Comment pouvons-nous, dans notre quotidien, être des témoins vivants de la résurrection ? Alors que nous célébrons cette merveilleuse nouvelle, ouvrons nos cœurs à l’espoir.

    Que la joie de la résurrection de Jésus remplisse nos vies et inspire nos actions. Que nous puissions, à travers notre foi, vivre pleinement la promesse d’une vie nouvelle, et partager cette bonne nouvelle avec le monde.

    Amen.

    Père Kurian THEKKEL, curé